« ODE AU GRAND ART AFRICAIN : LES STATUES MEURENT AUSSI »
EXPOSITION en 2010 à la Monnaie de Paris
Du 9 septembre au 2 octobre 2010
11, Quai de Conti – 75006 Paris
(découvrez le reportage photo)
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Depuis 2008, Tribal Art Management a développé une programmation culturelle parallèle au Parcours des mondes et en partenariat avec la Monnaie de Paris dans le but de divulguer et valoriser les arts premiers auprès d’un large public. Cette programmation entre en résonnance avec l'ambition de la Monnaie de Paris qui vise à s'ouvrir davantage à la vie culturelle de son quartier et aux galeries d'art premier qui y sont installées.
Après la présentation de la collection privée de Michel et Liliane Durand-Dessert en 2008, une exposition sur la figure du marchand d’art en 2009, TAM a choisi de rendre hommage à un film et à une époque exceptionnelle où travaillaient de concert et avec une même passion institutions, collectionneurs privés et marchands.
En cette année qui célèbrera le cinquantenaire des premières indépendances africaines, Parcours des mondes propose, en partenariat avec la Monnaie de Paris, une exposition intitulée « Ode au grand art africain : Les statues meurent aussi » qui se tiendra du 8 septembre au 2 octobre 2010.
Articulée autour du court-métrage éponyme réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, cette manifestation ambitieuse permettra de redécouvrir des icônes de l’art africain et le regard de deux grands auteurs sur un art résolument autre, où « l’homme n’est jamais séparé du monde » (Marker).
Elle mettra en exergue les accents avant-gardistes de ce film et retracera l’histoire unique qui vit s’unir dans une aventure passionnée le talent de deux grands réalisateurs et le regard des plus importants collectionneurs de l’époque tels Tristan Tzara ou René Rasmussen.
Pour la première fois, une partie des œuvres présentées dans ce film et conservées aujourd’hui dans les plus grands musées (Barbier-Mueller, Dapper, etc…) et collections privées seront rassemblées dans une exposition et exposées en marge de la diffusion du film en boucle dans les salles de la Monnaie de Paris. Elles seront accompagnées de tirages grand format de nombreux photogrammes du film, pour mettre en exergue le travail de composition et d’interprétation de Ghislain Cloquet, directeur de la photographie qui reçut, en 1981, l’oscar de la meilleure photographie pour son travail sur Tess.
Un catalogue richement illustré regroupera l’intégralité des pièces utilisées dans le film et retracera leur histoire et leur importance dans le développement de la reconnaissance des arts africains.
Quelques mots sur le film
« Pourquoi l'art nègre se trouve-t-il au musée de l'Homme,
alors que l'art grec ou égyptien est au Louvre ? »
Alain Resnais, 1er plan, 1961.
C’est en se posant à leur tour cette question essentielle qu’Alain Resnais et Chris Marker ont élaboré Les statues meurent aussi, un hommage humaniste, admiratif et déconcerté à l’art omniprésent et mystérieux d’un continent colonisé. Leur souhait était que ce film soit le porte-parole d’une véritable égalité des cultures, se servant de l’art africain pour illustrer la parenté des peuples et la richesse culturelle qui les rassemble.
Les statues meurent aussi constitue un document historique et artistique d’exception marquant un jalon dans l’histoire de la perception des arts africains. Il est également un manifeste contre les ravages de l’action coloniale en Afrique. Son fort contenu politique lui valut d’ailleurs d’être interdit de projection pendant plus de 10 ans.
Les plus importantes institutions muséales européennes et les plus grands collectionneurs de l’époque ont été de l’aventure. Sous la direction artistique de Charles Ratton sont proposées au regard du spectateur plus de 150 œuvres majeures provenant des collections de Tristan Tzara, Jacob Epstein, Helena Rubinstein, ainsi que du musée de l’Homme et du British Museum notamment.
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